Un exercice plan blanc est une mise en situation qui vérifie, avant une crise réelle, que l'établissement sait déclencher son plan, armer sa cellule de crise en moins de 45 minutes et organiser l'accueil des patients. Il se prépare sur deux à trois mois et se conclut par un retour d'expérience écrit. Les textes imposent une évaluation annuelle du plan, notamment par des exercices.
Un plan blanc jamais joué reste une hypothèse. Le jour du déclenchement, les mêmes défauts reviennent : un numéro qui ne répond plus, une salle de crise sans téléphone, une fiche réflexe que personne n'a lue. L'exercice est le seul moyen de les découvrir à froid. Ce guide donne le déroulé complet : formats, chronologie, rôles, scénario, déroulé type minute par minute, grille d'observation, débriefing et plan d'actions. Pour le cadre du plan lui-même, commencez par plan blanc : définition, obligations et déclenchement.
Pourquoi exercer son plan blanc
L'exercice répond à une double obligation : l'article R.3131-10 du Code de la santé publique et le critère impératif 3.1-05 de la certification HAS. Il sert aussi, simplement, à entraîner ceux qui décideront le jour J.
Ce que demandent les textes
Dans sa rédaction issue du décret n° 2024-8 du 3 janvier 2024, l'article R.3131-10 prévoit que le plan de gestion des tensions hospitalières et des situations sanitaires exceptionnelles est évalué, notamment sur la base d'exercices, et révisé chaque année, et que cette évaluation est présentée aux instances.
Ce que demande la HAS en 2027
Le critère 3.1-05, impératif dans la version 2025 et reconduit dans la version 2027 du référentiel, contient deux éléments d'évaluation sur les exercices :
« Des exercices, a fortiori les activations réelles, démontrent que la cellule de crise est opérationnelle dans les 45 minutes suivant l'alerte et dispose des outils et procédures nécessaires à son rôle de décision et coordination (prise en charge médicale des patients, organisation de crise, sûreté/sécurité, communication, suivi des victimes et accueil des familles, fonctions support). » « Les exercices de gestion des tensions hospitalières et des situations sanitaires exceptionnelles, a fortiori les activations réelles, sont suivis d'actions d'amélioration issues d'un retour d'expérience. »
Le mot qui compte est « démontrent » : en 2027, le délai de 45 minutes est un résultat que vos exercices doivent prouver, chronomètre à l'appui. Le détail est dans critère HAS 3.1-05 : prouver la maîtrise du plan blanc.
Ce que l'exercice apporte vraiment
Au-delà de la conformité, un exercice sert à :
- tester la chaîne d'alerte et de décision, de jour comme de nuit ;
- mesurer le délai réel d'armement de la cellule de crise ;
- vérifier la coordination entre urgences, services, logistique et direction ;
- repérer les procédures inapplicables ou inconnues ;
- entraîner les personnes qui tiendront les fonctions de crise, titulaires et suppléants.
À quelle fréquence faire un exercice plan blanc ?
Aucun texte ne fixe un nombre d'exercices par an. L'article R.3131-10 impose une évaluation du plan, notamment sur la base d'exercices, et une révision chaque année : en pratique, prévoyez au moins un exercice tracé par an, en alternant les formats sur un cycle de deux à trois ans.
Un rythme réaliste pour un établissement de taille moyenne :
- chaque année : un exercice de rappel et un exercice sur table ou une activation chronométrée de la cellule de crise ;
- tous les deux à trois ans : un exercice grandeur nature, avec plastrons et services réels ;
- après chaque activation réelle : un retour d'expérience formalisé, qui compte comme une évaluation du plan.
Les formats d'exercice : lequel choisir ?
Le format dépend de ce que vous voulez prouver et de la maturité de votre cellule de crise. Commencez par le format qui correspond à votre niveau : un établissement qui n'a jamais réuni sa cellule de crise tirera plus d'un exercice sur table bien préparé que d'un grand exercice mal maîtrisé.
| Format | Ce qu'il teste | Durée | Participants | Ce qu'il prouve pour le 3.1-05 |
|---|---|---|---|---|
| Exercice de rappel | Annuaire, arbre d'appel | 1 à 2 h | Personnes rappelables | Taux de joignabilité réel |
| Exercice sur table | Décision, coordination, rôles | 2 à 4 h | Cellule de crise et suppléants | Procédures connues, décisions tracées |
| Activation de la cellule | Délai d'armement, salle, outils | 1 à 3 h | Membres de la cellule | Cellule opérationnelle dans les 45 minutes |
| Grandeur nature | Accueil, tri, circuits physiques | Une demi-journée | Services, plastrons, observateurs | Capacité réelle d'accueil et de coordination |
| Exercice inopiné | Réactivité réelle, hors heures ouvrées | Variable | Équipes de garde | Robustesse de l'alerte de nuit ou de week-end |
Sur table ou grandeur nature : le comparatif
Les deux formats les plus utilisés se complètent plus qu'ils ne s'opposent.
| Critère | Exercice sur table | Exercice grandeur nature |
|---|---|---|
| Principe | La cellule raisonne un scénario en salle, par injections | Les équipes, les locaux et les circuits sont réellement engagés |
| Préparation | 4 à 6 semaines | 2 à 3 mois |
| Impact sur les soins | Aucun | À encadrer : services informés, mot de code |
| Points forts | Décision, rôles, communication, zones floues | Délais réels, goulots, brancardage, signalétique, fatigue |
| Limites | Ne teste pas le terrain physique | Lourd, coûteux, risque d'échec démoralisant si la cellule n'est pas rodée |
| Quand le choisir | Premier exercice, nouveau scénario, nouvelle équipe | Fondamentaux acquis, validation d'ensemble |
Le choix détaillé entre formats et scénarios est développé dans exercice SSE : formats, scénarios et RETEX, et l'exercice limité à la cellule dans exercice cellule de crise : qui l'organise, comment le préparer.
La chronologie de préparation, de J-90 à J+90
Un exercice utile se prépare sur deux à trois mois et se termine trois mois après le jour J, quand les actions sont clôturées. Le calendrier ci-dessous vaut pour un grandeur nature ; pour un exercice sur table, divisez les délais par deux.
| Échéance | Étape | Livrable |
|---|---|---|
| J-90 | Décision de la direction, choix du format, de la date et des objectifs | Note de cadrage validée |
| J-60 | Désignation du directeur d'exercice et de l'animateur, choix du scénario | Synopsis du scénario |
| J-45 | Écriture des injections, liste des joueurs, recrutement des observateurs | Chronogramme des injections |
| J-30 | Information de l'ARS et du SAMU si l'exercice les implique, logistique, plastrons | Courrier d'information, plan logistique |
| J-15 | Grilles d'observation, briefing des observateurs, information des services non joueurs | Grilles, consignes de sécurité |
| J-7 | Vérification de la salle de crise, test des moyens de communication | Check-list salle validée |
| J | Briefing de sécurité, exercice, débriefing à chaud | Main courante, grilles remplies |
| J+15 | Analyse à froid, rédaction du RETEX | RETEX écrit |
| J+30 | Présentation du RETEX et du plan d'actions à la direction et aux instances | Plan d'actions daté |
| J+90 | Point de suivi, mise à jour du plan, programmation de l'exercice suivant | Plan révisé, registre à jour |
Les rôles à attribuer
Un exercice sans rôles clairs se transforme en réunion. Cinq rôles sont indispensables, et aucun joueur ne doit en cumuler deux.
| Rôle | Qui | Mission |
|---|---|---|
| Directeur d'exercice | Un membre de la direction qui ne joue pas | Garant du cadre et de la sécurité, peut tout arrêter |
| Animateur | Référent SSE ou intervenant extérieur | Distribue les injections, adapte le rythme |
| Joueurs | Titulaires et suppléants réels des fonctions de crise | Tiennent leur vraie fonction, avec leurs vrais outils |
| Observateurs | Idéalement neutres, un par lieu clé | Notent des faits horodatés sur une grille |
| Plastrons | Volontaires ou étudiants, pour un grandeur nature | Jouent les victimes selon des fiches de rôle |
Faites jouer les personnes qui tiendraient réellement les fonctions de crise. Un exercice joué par des volontaires ne teste pas l'organisation réelle.
Fixer des objectifs mesurables
Un exercice sans objectif mesurable produit des impressions, pas des preuves. Formulez trois à cinq objectifs vérifiables, par exemple :
- la cellule de crise est réunie et opérationnelle en moins de 45 minutes après l'alerte ;
- l'ARS est informée dans un délai fixé par votre plan après la décision de déclenchement ;
- une part cible des personnes appelées dans l'arbre d'appel est jointe en une heure ;
- la zone d'accueil des victimes est ouverte et armée dans le délai prévu ;
- la main courante est tenue sans interruption du début à la fin.
Les seuils chiffrés sont les vôtres : fixez-les selon votre plan, puis mesurez l'écart.
Écrire un scénario crédible
Le scénario est le cœur de l'exercice : il doit mettre en difficulté sans mettre en échec. Il part d'un risque plausible pour votre territoire, monte en charge progressivement et laisse de la place à la décision.
Les règles d'un bon scénario
- partir d'un risque plausible : axe routier, site industriel, événement de masse, épidémie, cyberattaque ;
- prévoir une montée en charge progressive, avec des événements qui s'enchaînent ;
- écrire des injections : messages, appels, informations nouvelles, distribués à heure fixe par l'animateur ;
- laisser de la place à la décision : un scénario trop écrit ne teste que l'obéissance au script ;
- viser un ou deux objectifs principaux plutôt que tout tester à la fois.
Exemples de scénarios
- accident de car sur un axe proche, une vingtaine de victimes, un vendredi en fin d'après-midi ;
- cyberattaque qui rend le dossier patient indisponible un dimanche matin ;
- intoxication collective dans une cantine scolaire ;
- incendie dans un établissement voisin qui impose d'accueillir ses patients ;
- arrivée spontanée de victimes potentiellement contaminées après un accident industriel.
Pour les scénarios spécifiques, voir plan blanc et risques NRBC et le plan blanc en mode dégradé.
Un déroulé type, minute par minute
Voici un déroulé type, générique, construit pour illustrer la méthode : il ne décrit pas un exercice réel. Scénario : un vendredi à 17 h, le SAMU annonce un accident de car avec une vingtaine de victimes, dont plusieurs graves, orientées vers votre établissement. Format : activation de la cellule de crise couplée à l'ouverture de la zone d'accueil, environ trois heures.
| Temps | Injection de l'animateur | Actions attendues des joueurs | Ce que note l'observateur |
|---|---|---|---|
| H0 | Appel du SAMU au standard : accident de car, victimes annoncées | Transmission à l'administrateur de garde | Heure de l'appel, heure de transmission |
| H+5 min | L'administrateur de garde rappelle le SAMU pour confirmation | Décision de niveau (mobilisation interne ou plan blanc), information du directeur | Heure et auteur de la décision, critères invoqués |
| H+10 min | Le directeur confirme le plan blanc | Déclenchement de l'arbre d'appel, information de l'ARS | Heure d'information de l'ARS, moyen utilisé |
| H+15 à H+45 | Arrivée progressive des membres de la cellule | Ouverture de la salle, prise des fiches réflexes, main courante ouverte | Heure d'ouverture, fonctions présentes, outils disponibles |
| H+45 | Le chronomètre s'arrête pour l'objectif d'armement | Premier point de situation | Cellule opérationnelle oui ou non, six fonctions couvertes |
| H+50 | Le SAMU précise : premières victimes dans 20 minutes | Ouverture de la zone d'accueil et de tri, déprogrammation du bloc | Délai d'ouverture de la zone, décisions de déprogrammation |
| H+1 h 10 | Arrivée des premiers plastrons | Accueil, tri, identification, orientation | Circuits, goulots, identitovigilance |
| H+1 h 30 | Un journaliste appelle le standard | Application du message type, renvoi vers le porte-parole | Respect du circuit de communication |
| H+1 h 45 | Des familles se présentent à l'accueil | Ouverture de l'espace d'accueil des familles | Délai, lieu, personnes dédiées |
| H+2 h 15 | Un service signale un manque de lits d'aval | Arbitrage de la cellule, transferts, sorties anticipées | Décision, délai, traçabilité |
| H+2 h 45 | Fin de l'afflux annoncée | Préparation de la désescalade et de la levée | Critères de levée invoqués |
| H+3 h | Fin d'exercice | Débriefing à chaud de 30 minutes | Constats à chaud |
Adaptez le scénario à votre taille et à votre rôle dans ORSAN. Une clinique jouera plutôt l'accueil de patients transférés et la déprogrammation de l'activité programmée.
La grille d'observation
Les observateurs notent des faits, pas des opinions. Une grille simple, une par lieu observé, suffit à produire la chronologie et les preuves.
| Étape clé | Heure cible du plan | Heure réelle | Conforme | Faits observés (matériel, numéros, documents, décisions) |
|---|---|---|---|---|
| Réception de l'alerte | H0 | |||
| Décision de déclenchement | à remplir | |||
| Information de l'ARS | à remplir | |||
| Ouverture de la salle de crise | à remplir | |||
| Cellule opérationnelle, six fonctions | H+45 min au plus | |||
| Premier point de situation | à remplir | |||
| Ouverture de la zone d'accueil | à remplir | |||
| Première communication externe | à remplir | |||
| Levée ou fin d'exercice | à remplir |
Ajoutez trois colonnes libres : écarts entre ce que dit le plan et ce qui a été fait, difficultés rencontrées, bonnes pratiques à conserver. Le chronométrage est essentiel : c'est lui qui démontre, ou non, l'objectif des 45 minutes.
La sécurité de l'exercice
Un exercice ne doit jamais mettre en danger les patients réels. Prévoyez :
- un directeur d'exercice qui peut tout arrêter à tout moment ;
- une mention d'exercice sur chaque message (« EXERCICE EXERCICE EXERCICE ») ;
- un mot de code pour signaler un événement réel pendant l'exercice ;
- l'information préalable des services qui ne jouent pas et du standard ;
- une règle de neutralisation : tout joueur appelé par une urgence réelle quitte l'exercice sans débat.
Débriefer : à chaud, puis à froid
Le débriefing transforme l'exercice en enseignements : un tour de table court juste après, puis une analyse factuelle dans les semaines qui suivent.
À chaud, juste après l'exercice
Un tour de table de trente minutes : ce qui a fonctionné, ce qui a manqué, ce que chacun a ressenti. Le but n'est pas de juger les personnes, mais de recueillir les constats tant qu'ils sont frais. Voir le débriefing structuré.
À froid, dans les deux à trois semaines
Une analyse à partir des grilles et de la main courante. Un RETEX écrit suit un sommaire simple :
- contexte, scénario et objectifs ;
- participants et fonctions représentées ;
- chronologie horodatée ;
- résultats par objectif, dont le délai d'armement ;
- points forts à conserver ;
- écarts constatés et leurs causes ;
- plan d'actions : action, responsable, échéance, indicateur de clôture.
La méthode est détaillée dans RETEX gestion de crise : méthode pour un plan d'actions opérationnel.
Transformer les constats en actions
Un exercice qui ne change rien au plan est un exercice perdu. Chaque constat doit devenir une action précise, avec un responsable nommé, une échéance et un suivi jusqu'à la clôture. Puis le plan est mis à jour : annuaire corrigé, fiche réflexe réécrite, procédure simplifiée. La révision annuelle exigée par l'article R.3131-10 s'appuie naturellement sur ces retours. Voir mise à jour du plan blanc : fréquence et traçabilité.
Les preuves à conserver pour la visite de certification :
- ✅ la note de cadrage et le scénario ;
- ✅ la feuille de présence avec les fonctions représentées ;
- ✅ la main courante et les grilles d'observation horodatées ;
- ✅ le RETEX écrit et le plan d'actions ;
- ✅ la preuve de clôture des actions et la version révisée du plan.
Plan Blanc Pro, logiciel édité par Learning Experience, tient au même endroit le plan, le registre des exercices et des retours d'expérience, et le suivi des actions d'amélioration.
Les erreurs les plus fréquentes
- un exercice trop ambitieux pour la maturité de l'établissement ;
- un scénario trop écrit, qui ne laisse aucune décision à prendre ;
- des joueurs remplacés par des volontaires, au lieu des titulaires et suppléants réels ;
- pas d'observateurs, donc pas de chronologie ni de preuve ;
- un chronomètre oublié : impossible ensuite de démontrer les 45 minutes ;
- un débriefing à chaud sans retour d'expérience à froid ;
- des actions sans responsable ni échéance.
Se faire accompagner
Organiser un exercice demande du temps et un regard extérieur, notamment pour l'observation, qui gagne à être neutre. Nos exercices plan blanc et SSE comprennent la construction du scénario avec vous, l'animation, l'observation, le RETEX écrit et le plan d'actions. Selon le format, ils mobilisent la seule cellule de crise ou jusqu'à quatre services simultanément. Ils sont animés par Alexandre Niggel et des professionnels de la gestion de crise sanitaire, coûtent de 1 500 à 6 000 € nets selon le format, et sont finançables par l'OPCO Santé et l'ANFH. Pour former d'abord les décideurs, voir notre formation cellule de crise.
À retenir
- Le plan est évalué notamment sur la base d'exercices et révisé chaque année (article R.3131-10 du CSP).
- En 2027, des exercices doivent démontrer une cellule de crise opérationnelle dans les 45 minutes, suivis d'actions d'amélioration (critère 3.1-05).
- Prévoyez au moins un exercice tracé par an, en alternant rappel, table, activation et grandeur nature.
- Préparez sur deux à trois mois, attribuez cinq rôles, chronométrez avec une grille d'observation.
- Sans RETEX écrit et sans actions clôturées, l'exercice ne prouve rien.
Textes de référence
- Article R.3131-10 du Code de la santé publique : l'évaluation du plan, notamment sur la base d'exercices, et sa révision annuelle.
- Référentiel de certification HAS, version 2027 : critère 3.1-05, page 110.
- Simulation en santé, HAS : le guide de bonnes pratiques et le débriefing.
Questions fréquentes
Un exercice plan blanc est-il obligatoire ?
Oui, en pratique. L'article R.3131-10 du CSP impose que le plan soit évalué, notamment sur la base d'exercices, et révisé chaque année. Le critère impératif 3.1-05 de la certification HAS demande en outre que des exercices démontrent une cellule de crise opérationnelle dans les 45 minutes, suivis d'actions d'amélioration issues d'un retour d'expérience.
À quelle fréquence faut-il faire un exercice plan blanc ?
Aucun texte ne fixe de nombre, mais l'évaluation du plan est annuelle. Prévoyez au moins un exercice tracé chaque année, par exemple un exercice de rappel et une activation chronométrée de la cellule, et un exercice grandeur nature tous les deux à trois ans. Chaque activation réelle doit aussi donner lieu à un retour d'expérience.
Faut-il prévenir l'ARS d'un exercice ?
Si l'exercice implique l'ARS, le SAMU ou d'autres établissements, oui, bien en amont, au moins un mois avant pour un grandeur nature. Pour un exercice purement interne, renseignez-vous sur les pratiques de votre ARS : l'informer est souvent utile, notamment pour un exercice d'alerte qui génère des appels réels.
Un exercice sur table suffit-il pour la certification ?
Il permet de travailler la décision et la coordination, mais il démontre mal le délai d'armement. Pour prouver que la cellule est opérationnelle dans les 45 minutes, une activation réelle et chronométrée est plus probante. Le mieux est de combiner les deux sur l'année et de conserver les grilles, la main courante et le RETEX.
Combien coûte un exercice plan blanc ?
En interne, le coût est surtout du temps : préparation sur deux à trois mois, joueurs mobilisés, observateurs. Avec un prestataire, comptez la conception du scénario, l'animation, l'observation et le RETEX. Chez Learning Experience, un exercice coûte de 1 500 à 6 000 € nets selon le format, finançable par l'OPCO Santé et l'ANFH.